Tourisme à Martil: entre histoire, défis et opportunités d’investissement en 2025

De la plage des Tétouanais à une destination nationale

Martil a longtemps été la plage privilégiée des Tétouanais. Chaque été, des familles entières s’y installaient pour profiter de leurs résidences secondaires au bord de la mer. Très vite, grâce à son long littoral et à la beauté de ses paysages, sa notoriété a dépassé la région pour attirer des vacanciers venus de tout le Maroc, faisant de Martil une destination de choix.

Miramar, un héritage architectural perdu à jamais

Autrefois, le quartier Miramar se distinguait par ses villas blanches aux volets bleu ciel, arborant une architecture authentique et méditerranéenne.

Au lieu de valoriser ce patrimoine en le transformant en un centre historique vivant, avec des rues piétonnes, des riads, et une ambiance rappelant les pueblos espagnols ou portugais, la pression immobilière a pris le dessus.

Martil Miramar
Martil 2

Des immeubles de quatre étages ont remplacé les villas, effaçant à jamais une partie du charme unique de Martil. Cette transformation a provoqué une congestion résidentielle, générant un vacarme permanent, des embouteillages quotidiens et une nette dégradation de la qualité de vie dans ce quartier autrefois paisible.

La corniche de Martil, le gâchis irréversible

Le front de mer de Martil aurait pu devenir une véritable station balnéaire internationale, un espace dédié au développement touristique avec de grands hôtels, des clubs de loisirs et des infrastructures modernes capables de dynamiser l’économie locale et de créer des emplois toute l’année. Mais au lieu de cela, des immeubles de sept étages sans charme ont été autorisés en première ligne.

Ces appartements, une fois vendus, n’apportent rien à la commune ni à l’État :

  • Beaucoup restent fermés hors saison.
  • Lorsqu’ils sont loués, c’est souvent de manière informelle en été, échappant ainsi à toute fiscalité.
  • L’entretien de ces bâtiments laisse à désirer, donnant une image dégradée et peu attrayante de la corniche.

Au rez-de-chaussée, les commerces reflètent également ce manque de vision : de petites échoppes de fast-food, de vêtements ou de glaces, ouverts seulement deux mois par an, sans réelle valeur ajoutée ni attractivité touristique.

Une opportunité manquée pour l’économie locale et nationale

Avec une stratégie plus réfléchie, Martil aurait pu se doter d’un front de mer digne des plus belles stations balnéaires :

  • Des hôtels de qualité, capables d’attirer des visiteurs tout au long de l’année.
  • Des clubs animant la plage avec des activités variées : stand-up paddle, jet ski, balades à cheval.
  • Une économie mieux structurée, générant des emplois permanents et soutenant une offre touristique durable.

Au lieu de cela, la ville paie aujourd’hui le prix de ses erreurs passées et semble condamnée, au mieux, à un tourisme essentiellement local et saisonnier.

Martil face à son destin de station balnéaire low cost ?

Nous ne reviendrons pas ici sur de nombreuses autres mauvaises décisions prises à Martil : l’absence de contrôle du développement de l’habitat insalubre dans le quartier Diza, qui aurait pu devenir un quartier phare de la ville grâce à sa proximité avec la mer mais qui est aujourd’hui peut-être le plus pauvre de la commune ;

ou encore la catastrophe urbanistique du quartier Mixta, constitué d’interminables alignements d’immeubles de logements économiques, laids et mal entretenus.

Dans ce contexte, l’avenir de Martil semble malheureusement condamné à un tourisme national « low cost ». C’est d’autant plus regrettable que l’État déploie des efforts considérables pour rendre la région attractive sur le plan touristique.

Faire de Martil une destination touristique internationale nécessiterait sans doute des mesures fortes, comme des expropriations pour l’intérêt général. Mais cela paraît hautement improbable : voilà plus de vingt ans que l’on évoque chaque été la destruction des constructions illégales érigées sur le domaine maritime, sans que cela ne se concrétise.

Ainsi, Martil restera pour le moment une simple station balnéaire locale, générant essentiellement du travail saisonnier non déclaré, sans véritable structuration ni bénéfice durable pour l’État, si ce n’est à travers les transactions immobilières en devises des Marocains du monde.

Faut-il investir à Martil ?

Certes, Martil ne deviendra probablement jamais un grand pôle touristique international. Elle a raté l’occasion de se positionner comme une destination balnéaire de qualité. Mais cela ne signifie pas qu’elle manque d’atouts. Bien au contraire : Martil est aujourd’hui l’une des stations balnéaires les plus fréquentées du nord du Maroc. Chaque été, des milliers de familles viennent y profiter de la plage et y passent une à deux semaines de vacances, générant une forte demande locative saisonnière.

En dehors de la période estivale, Martil ne s’endort pas. La ville vit toute l’année grâce à la présence de plusieurs facultés et à une population étudiante dynamique. Contrairement à d’autres stations balnéaires voisines, totalement désertes en basse saison, Martil est devenue une véritable ville à part entière, offrant une activité constante.

Cette double attractivité — estivale et estudiantine — ouvre la porte à de belles opportunités d’investissement immobilier, notamment pour le rendement locatif, avec un retour potentiellement très intéressant. Toutefois, il est essentiel de bien connaître le marché local, d’identifier les vraies opportunités et d’éviter les pièges.


Si vous envisagez d’investir à Martil et que vous avez des questions, n’hésitez pas à contacter Groupe Medina. Nous serons ravis de vous accompagner et de vous proposer des opportunités adaptées à vos objectifs.

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